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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 10:03

Citations d'auteurs antiques sur les Gaulois :

* »Spendius... se mit en campagne... renforcé des Gaulois d'Autarite au nombre d'à peu près 2.000... qui avaient désertés d'Eryx pour passer du côté des Romains »

Polybe (historien grec , né vers -208, mort vers -126 qui vécut à Rome de -167 à -149 ; dans « Histoires » livre I -77-4, la scène se passe en Sicile lors de la première guerre entre Rome et Carthage en l'an -241. En signalant la désertion des Gaulois qui abandonnent les Carthaginois pour les Romains, Polybe souligne leur instabilité.

* »Tout d'abord qui pouvait, appréhendant la réputation universelle des Gaulois, ne pas craindre de remettre entre leurs mains une ville florissante et offrant mille tentations à la trahison ? Ensuite qui ne se serait pas méfié de la mentalité de cette horde, des gens qui avaient été chassés autrefois de leur propre pays, houspillés par leurs congénères, pour avoir trompés leurs amis et leurs parents ? Qui, accueillis par les Carthaginois vu les besoins de la guerre, avaient profité d'une querelle entre les troupes et les généraux à propos des soldes pour tenter de mettre à sac la ville d'Agrigente, où on les avait introduits pour faire bonne garde, au nombre de plus de 3.000 ? Qui, ensuite amenés à Eryx pour le même service, au moment où les Romains assiégeaient la place, avaient essayé de livrer la ville et les assiégés, et après l'échec de cette tentative, avaient déserté chez l'ennemi, dont ils avaient à son tour trompé la confiance en pillant le sanctuaire d'Aphrodite Erycine ? Les Romains ainsi pleinement éclairés sur leur déloyauté n'eurent pas plus tôt mis fin à la guerre contre Carthage qu'ils s'empressèrent de les désarmer, de les embarquer sur des navires et de les expulser de toute l'Italie »

Polybe, « Histoires » livre II 7 – 5 à 12. il s'agit encore de la première guerre punique qui prit fin en -241

* »Or cette plaine (il s'agit de la plaine du Pô) était autrefois habitée par les Etrusques... Les Gaulois, qui les fréquentaient à cause du voisinage, et avaient guigné la beauté du pays, les attaquèrent par surprise sous un mince prétexte avec une grande armée, les chassèrent de la région du Pô et occupèrent eux-même la plaine. »

Polybe, « Histoires » livre II 17 – 1 à 3. L'invasion gauloise de la plaine du Pô, dont il est question ici, se situe au début du cinquième siècle avant notre ère.

*Un mouvement de Gaulois transalpins (c'est-à-dire venant de l'actuelle France) leur faisant craindre d'avoir à soutenir une rude guerre, ils (il s'agit des Gaulois de l'Italie du Nord, c'est-à-dire de la Gaule Cisalpine) détournèrent de chez eux la poussée des envahisseurs en leur offrant de l'argent et en invoquant leur parenté, ils les lancèrent sur les Romains et prirent part à l'expédition, qui prit l'offensive à travers l'Etrurie, où les Etrusques se joignirent à eux et lorsqu'ils eurent ramassé une quantité de butin, ils évacuèrent tranquillement les possessions romaines, mais rentrés dans leurs foyers ils se disputèrent leurs prises avec avidité et finirent par détruire la plus grande partie du butin et de leur propre armée. Cette conduite est habituelle aux Gaulois, chaque fois qu'ils ont détroussé leurs voisins, et en particulier sous l'effet de beuveries et de bombances insensées. »

Polybe, « Histoires », livre II 19 – 1 à 4. L'événement raconté ici eut lieu en l'an 300/299 avant notre ère.

* »Le consul Curius Dentalus envoya une députation en Cisalpine (c'est-à-dire en Italie du Nord) pour demander la libération des prisonniers, mais les Gaulois, au mépris du droit des gens, tuèrent les députés. Sous le coup de la colère les Romains se mirent en campagne sur le champ, le peuple gaulois des Senons vint à leur rencontre et livra combat. Les Romains sortis vainqueurs de la bataille, en tuèrent la plupart, expulsèrent les autres et devinrent maîtres de toute la contrée, où ils expédièrent leur première colonie en pays gaulois. »

Polybe, « Histoires » livre II 19 -10/11. Cet épisode se situe en l'an -285. Des Gaulois avaient envahi la Toscane et mis le siège devant la ville d'Arezzo. Les Romains avaient envoyé une armée pour débloquer ce siège. L'armée romaine avait été vaincue. C'est à cette occasion que les Gaulois avaient fait des prisonniers parmi les Romains. Les Senons implantés en Bourgogne avaient envoyé une colonie en Italie du Nord.

* »Les Romains qui se voyaient largement inférieurs en nombre pensaient à utiliser les troupes de leurs alliés gaulois ; mais réfléchissant à l'instabilité gauloise...ils redoutèrent de s'associer à de pareilles gens »

Polybe, « Histoires » livre II 32 – 7/8. Cela se passe en -223 à l'occasion d'une campagne en Italie du Nord contre les Insubres. Ces Insubres d'origine celtique étaient installés en Lombardie et avaient fondé Milan.

* »telle fut la fin de la guerre contre les Gaulois...absolument dénuée d'intérêt, si l'on considère la stratégie et l'incohérence des diverses opérations, du fait que du côté des Gaulois la passion plus que la raison décidait, non pas le plus souvent, mais toujours dans chaque circonstance »

Polybe, « Histoires » livre II 35 -2/3. il s'agit de la guerre contre les Gaulois d'Italie du Nord qui prit fin en -222

* »afin que nos descendants...ne s'effraient pas des invasions soudaines et inattendues des barbares (il s'agit des Gaulois) mais que plutôt, se représentant un instant combien cette race est peu endurante et facile à battre, ils tiennent bon...

Polybe « Histoires » livre II 35-6

* »Comme il (il s'agit d'Hannibal) s'inquiétait de l'inconstance des Gaulois et redoutait leurs entreprises contre sa personne.. . »

Polybe, « Histoires » livre III 78-2

* »Comme responsable de l'arrière-garde, il (il s'agit d'Hannibal) laissa son frère Magon pour diverses raisons, mais surtout à cause de la mollesse des Gaulois et de leur crainte de la fatigue.... Mais les Gaulois avançaient péniblement.... ils supportaient péniblement et difficilement la souffrance, en hommes qui n'étaient pas habitués à de telles difficultés »

Polybe, « Histoires » livre III 79- 3 à 6. Il s'agit comme pour la citation précédente de la seconde guerre punique commencée en -219 par la prise de Sagonte et poursuivie à partir de -218 par l'invasion de l'Italie

* »Là survint une éclipse de lune, et les Gaulois, qui depuis longtemps supportaient avec peine les fatigues des marches, d'autant qu'ils faisaient la campagne avec leurs femmes et leurs enfants, qui les suivaient dans des chariots, virent dans ce phénomène un prodige et déclarèrent qu'ils n'iraient pas plus loin. Le roi Attale, qui ne tiraient d'eux aucune espèce de service et les voyaient s'écarter pendant les marches, camper à part et, en général, se montrer indisciplinés et gonflés de vanité, se trouvait dans un embarras peu ordinaire ; il craignait d'une part qu'ils ne passent du côté d'Achéos pour s'attaquer avec lui à ses propres Etats, et en même temps il redoutait la réputation qui s'ensuivrait, s'il faisait cerner par ses soldats et anéantir tous ces hommes, qu'on savait passés en Asie sur sa parole »

Polybe, « Histoires » livre V 77-2 et 78 1à4. Cela se passe en 218 avant notre ère au royaume de Pergame dans l'actuelle Turquie au sud de Troie

* »Catilina charge donc un certain Umbrénus d'entrer en relation avec les députés des Allobroges et, si possible, de les affilier à la conjuration, dans la pensée que ce peuple, accablé de dettes gouvernementales et privées, et d'autre part, naturellement belliqueux comme tous les Gaulois....

Salluste (historien romain né en -86 et mort en -35) « conjuration de Catilina » XL. Cela se passe en 63 avant notre ère à Rome où les Allobroges dénoncèrent la conjuration à Cicéron.

* »En Gaule, non seulement toutes les cités, tous les cantons et fractions de cantons, mais même, peut-on dire, toutes les familles sont divisés en partis rivaux »

Jules César (-102/-44), « Guerre des Gaules », livre VI – 11

* »Chaque année, à date fixe, ils (il s'agit des druides) tiennent leurs assises en un lieu consacré, dans le pays des Carnutes, qui passe pour occuper le centre de la Gaule »

Jules César, « la Guerre des Gaules », livre VI – 13

* »Tout le peuple gaulois est très religieux ; aussi voit-on ceux qui sont atteints de maladies graves, ceux qui risquent leur vie dans les combats ou autrement, immoler ou faire vœu d'immoler des victimes humaines, et se servir pour ces sacrifices du ministère des druides ; ils pensent, en effet, qu'on ne saurait apaiser les dieux immortels qu'en sacrifiant la vie d'un homme par la vie d'un autre homme, et il y a des sacrifices de ce genre qui sont d'institution publique. Certaines peuplades ont des mannequins de proportions colossales, faits d'osier tressé, qu'on remplit d'hommes vivants : on y met le feu, et les hommes sont la proie des flammes. Le supplice de ceux qui ont été arrêtés en flagrant délit de vol ou de brigandage ou à la suite de quelque crime passe pour plaire davantage aux dieux ; mais lorsqu'on a pas assez de victimes de ce genre, on va jusqu'à sacrifier des innocents »

Jules César, « La Guerre des Gaules » livre VI - 16

* »Hannibal avait déjà gagné les Gaulois à sa cause ; mais la bienveillance de ce peuple, même à son égard à lui, n'aurait été véritablement acquise, tant ils sont fiers et indomptables, si l'or dont ils sont particulièrement avides ne venait de temps à autre renforcer leurs bonnes dispositions »

Tite-Live, (historien romain né en -59 et mort en +17) « Histoire romaine » XXI-20

* »Des Gaulois habitaient alors le territoire compris entre la Trébie et le Pô ; dans le conflit qui opposait deux grandes puissances (il s'agit de Carthage et de Rome), ils prêtaient leur aide tantôt aux uns, tantôt aux autres, voulant être sûrs d'obtenir la reconnaissance du vainqueur »

Tite-Live, « Histoire Romaine » XXI-52

* »L'espoir du butin et du pillage avait fait venir beaucoup de Gaulois, mais on ne parlait plus de saccager et de ravager le territoire des autres ; la guerre s'était installée chez eux et c'était sur eux que retombait la charge écrasante d'entretenir les deux armées en guerre (il s'agit toujours des Carthaginois et des Romains) ; quand ils s'en rendirent compte, ils reportèrent sur Hannibal la haine qu'ils éprouvaient pour les Romains. Devenu la cible des chefs gaulois, il ne dut son salut qu'à leurs trahisons mutuelles, car ils révélaient les complots avec autant de légèreté qu'ils les avaient formés »

Tite-Live, « Histoire Romaine » XXII-1

* »Magon fermait la marche avec les Numides armés à la légère ; il empêchait les Gaulois surtout, rebutés par la fatigue et la longueur de la route de quitter les rangs ou de s'arrêter, car ce peuple n'a pas beaucoup d'endurance dans de telles épreuves... Les Gaulois ne savaient ni se rattraper quand ils avaient glissé ni sortir des fondrières et ils manquaient à la fois du courage qui donne des forces et de l'espoir qui soutient le courage, parvenant à peine à se traîner, reclus de fatigue et se laissant complètement aller quand ils étaient tombés, ils mouraient au milieu des bêtes de somme étendues de tous côtés »

Tite-Live, « Histoire Romaine » XXII-I-2. Cela se passe en mars -217 dans les marais étrusques. Le Magon dont il est question est le plus jeune des frères d'Hannibal.

*Est-ce que vraiment vous croyez que ces peuples soient sensibles au respect du serment et à la crainte des dieux immortels, lorsqu'ils témoignent en justice, eux qui sont si différents des autres nations par leurs mœurs et leur caractère ? Les autres peuples entreprennent des guerres pour défendre leurs cultes ; ceux-ci pour attaquer les cultes de tous les hommes. Les autres dans leurs guerres, implorent la faveur et la protection des dieux immortels ; mais eux, c'est aux dieux immortels eux-mêmes qu'ils ont toujours fait la guerre ! Ce sont ces peuples qui , jadis, bien loin de leur pays, sont allés jusqu'à Delphes, jusqu'au sanctuaire d'Apollon Pythien, l'oracle de l'univers entier, pour le profaner et le piller ! C'est par ces mêmes peuples ...que fut assiéger le Capitole et ce grand Jupiter par le nom de qui nos ancêtres ont voulu que fût enchaînée la foi des témoignages. Enfin que peut-il y avoir de saint et de sacré pour ces hommes qui, même quand la terreur leur fait concevoir qu'il faut apaiser les dieux, souillent leurs autels et leurs sanctuaires de victimes humaines, et ainsi ne peuvent célébrer un culte sans l'avoir d'abord profané par des pratiques criminelles ? Qui ne sait en effet qu'ils ont conservé jusqu'à ce jour la coutume monstrueuse et barbare des sacrifices humains ? Ainsi, quelle peut être, croyez-vous, la bonne foi, la piété de ces hommes capables de s'imaginer que les dieux immortels se laissent le plus aisément fléchir par les crimes et par le sang des hommes ?... Doutez-vous, juges, que tous ces peuples ne portent et n'entretiennent en eux une haine profonde du nom romain ? Estimez-vous que ces barbares, avec leurs sayons, leurs braies aient ici l'attitude humble et soumise qu'ont tous ceux qui, victimes d'une injustice, viennent implorer le secours des juges, en suppliants et avec humilité ? En aucune façon. Voyez-les se répandre gais et arrogants dans tout le Forum, la menace à la bouche, cherchant à nous effrayer par les sonorités horribles de leur langage barbare. »

Cicéron (né en -106, assassiné en -43, fut avocat, consul, sénateur, orateur, écrivain), « Discours pour Fontéius » XII à XIV. Ce discours fut prononcé en 69 avant notre ère. Une délégation d'Allobroges était venue à Rome pour accuser de concussion Fontéius gouverneur romain. Ce Fontéius fut défendu par Cicéron. Mais l'histoire n'a pas conservé trace du jugement rendu.

*Si on excite les Gaulois, ils se ruent tous ensemble dans la bataille sans se dissimuler et sans regarder à droite ni à gauche. Ils sont alors facile à vaincre pour qui veut les combattre par la manœuvre ; il suffit qu'on provoque leur colère par n'importe quel prétexte au moment et à l'endroit désiré pour qu'on les trouve prêts à tout risquer sans aucun secours que leur force et leur audace... Les Romains en vinrent à bout beaucoup plus facilement que des Ibères. En effet, donnant l'assaut en grandes masses et tous à la fois, ils étaient ainsi écrasés tous à la fois...Il est périlleux de les approcher si on en a pas l'expérience, et ils sont dangereux même pour les loups.... A la simplicité et à l'exubérance des Gaulois s'ajoutent beaucoup d'irréflexion, beaucoup de vantardise et une grande passion de la parure. Ils aiment à se couvrir d'or autour du cou et des cercles d'or au bras et au poignet et les dignitaires s'habillent de vêtements teints à la cuve et pailletés d'or. A cause de cette légèreté de caractère, la victoire les rend insupportables mais la défaite les plonge dans la stupeur. Leur irréflexion s'accompagne aussi de barbarie et de sauvagerie, comme si souvent chez les peuples du nord ; je pense à cet usage qui consiste à suspendre à l'encolure de leur cheval les têtes de leurs ennemis quand ils reviennent de la bataille, et à les rapporter chez eux pour les clouer devant les portes...Ils cherchaient des présages dans les convulsions d'un homme désigné comme victime, qu'on frappait dans le dos d'un coup d'épée. Ils ne sacrifiaient jamais sans qu'un druide ne fût présent. On cite aussi plusieurs formes de sacrifices

humains chez eux : par exemple, on tuait certaines victimes à coups de flèches, ou on en crucifiait dans les temples, ou encore on confectionnait une effigie géante de paille et de bois et après avoir jeté dedans des bestiaux et des animaux sauvages de tout genre et des hommes, ils en faisaient un holocauste...Enfin, il est notoire que tous les Celtes sont querelleurs, comme aussi qu'ils n'estiment pas infamant que les jeunes gens prodiguent les charmes de leur adolescence »

Strabon (historien et géographe grec né en -64 et décédé vers 25 de notre ère ), « Géographie » livre IV – 4-2

* »Et maintenant, en plus de ces désastres et des obstacles du terrain, voici que surgissent des êtres à demi-sauvages, montrant entre les rochers leurs têtes horribles et repoussantes avec leurs cheveux toujours raides de crasse, et, jaillissant du fond des grottes creusées dans la roche érodée, la troupe des alpins attaque... »

Silius Italicus (historien romain qui fut consul, né en 26 mort en 101), « Guerres puniques » livre III-540.... Cela se passe en novembre -218 lors du prétendu passage des Alpes par Hannibal (voir sur mon blog les fiches 16 à 18)

*Les soldats romains avaient au cœur une vive irritation contre l'insolence des Gaulois qui, pour faire honte à l'armée, se vantaient de devoir à Galba la remise du quart de leurs tributs et des récompenses officielles »

Tacite (Sénateur et historien romain né en 58 et mort en 117), « Histoires » I – LI

Cela eut lieu après la mort de Néron en l'an 68, lorsque diverses légions voulant toutes imposer « leur » empereur se firent la guerre.

* » Les Gaulois Senons, peuple au tempérament farouche, aux mœurs grossières, étaient en outre, par la taille même de leur corps, comme par l'énormité de leurs armes, une telle cause de terreur -terreur que tout en eux inspirait- qu'ils semblaient vraiment nés pour massacrer les hommes et saccager les villes...Ils se mettent, saisis d'un égarement tout aussi aberrant, à les massacrer, à lancer des torches sur les toits et à détruire la ville jusqu'au sol par le fer, par le feu et de leurs propres mains. Comme finalement les Gaulois, désormais las de leur propre siège, avaient vendu leur départ mille livres d'or (même en cela, ils se comportèrent avec insolence, car ajoutant encore à de faux poids celui d'une épée qu'ils jetèrent par dessus, ils s'écrièrent : malheur aux vaincus ».

Florus (né vers 70 et mort vers 140, historien latin), « Œuvres » I-VII. La scène se passe en l'an -390 lors de l'invasion gauloise de Rome (c'est là qu'eut lieu le célèbre épisode des oies du Capitole). A noter que Florus comme Tite-Live écrivent que Camille arriva avec une armée de secours, débloqua Rome et parvint à vaincre les Gaulois.

* »Les Gaulois Insubres, qui habitaient eux aussi les Alpes, avaient des mœurs de bêtes sauvages et un corps de taille plus qu'humaine, mais on le vit aussitôt à l'expérience, car si, au premier assaut, ils sont supérieurs aux hommes, au second, ils sont inférieurs à des femmes. Se développant sous le climat humide des Alpes, leurs corps ont un point commun avec leurs neiges : à peine échauffés par la bataille, ils s'humectent de sueur et un léger mouvement les ramollit comme sous l'effet du soleil »

Florus, « Œuvres » I-XX

* »Rien n'épouvanta plus les barbares que nos éléphants, dont le caractère sauvage était bien en accord avec celui de ces peuplades »

Florus, « Œuvres » I – XXXVII. Cela se passe en -121 dans la guerre contre les Allobroges.

*Or, il restait les peuples les plus cruels, les Gaulois, les Germains et les Bretons... César... ramena aussitôt une nation si belliqueuse dans ses demeures... On ne devrait pas dire que les Gaulois sont féroces, c'est par ruse qu'ils agissent »

Florus, « œuvres » I – XLV. C'est au début de la guerre des Gaules lorsque César repousse les Helvètes (les Suisses). A noter qu'à l'époque les « Bretons » étaient les Anglais (d'où le nom de « Grande-Bretagne), tandis que les habitants de l'actuelle Bretagne en France étaient appelés les « Vénètes ».

* »Quelle fut la sauvagerie de ces nations alpestres, on pourra facilement en juger, ne serait-ce que par celle de leurs femmes ; manquant de traits (de javelots), elles écrasèrent contre terre leurs petits enfants et les lancèrent à la tête de nos soldats. »

Florus - « Œuvres » II – XXII

* »Presque tous les Gaulois sont de très haute taille, ils ont la peau blanche et la chevelure rousse ; ils inspirent la crainte par leur regard sauvage, ils ont le goût des querelles et sont présomptueux à l'excès. Si l'un d'eux au cours d'une rixe, a fait appel à sa femme, qui est beaucoup plus vigoureuse que lui et qui a les yeux pers, une troupe d'étrangers ne pourra lui tenir tête, surtout quand celle-ci, le cou gonflé et grinçant des dents, balançant d'énormes bras blancs, commence à décocher, en y mêlant des coups de pied, des coups de poing semblables à des projectiles de catapultes lancés par la torsion de leurs cordes. Leur voix est généralement effrayante et menaçante, qu'ils soient paisibles ou en colère... C'est une race portée sur le vin, raffolant de multiples boissons qui ressemblent au vin, et parmi eux des gens de basse condition, l'intelligence affaiblie par cette ivresse continuelle qu'un mot de Caton a défini : une espèce de folie volontaire, se laissant entraîner à rôder au hasard ».

Ammien Marcellin (né vers 330, mort vers 400), historien d'origine grecque, « Histoire » livre XV - XII

Commentaires : Ces extraits de Polybe à Ammien Marcellin montrent que le jugement des auteurs anciens sur les Gaulois est unanime. Ils mettent tous les Gaulois dans le même sac sans aucune distinction régionale, en englobant aussi bien les Gaulois de l'Italie du Nord que ceux de la France. Cela fait au moins un point commun aux Gaulois. Le jugement négatif sur les Gaulois semble avoir pris fin avec l'intégration de la Gaule à la civilisation romaine. Il est tout de même un autre point commun : la présence des druides et leur influence qui semblent attestées dans toutes les « nations » gauloises. César cite une réunion annuelle des druides. Beaucoup ont cherché le lieu de cette réunion chez les Carnutes (qui ont donné leur nom à Chartres) comme d'autres ont cherché ou cherchent encore le lieu de la bataille d'Alésia (où il y avait 6 Gaulois pour chaque soldat romain) ou le passage d'Hannibal. C'est ma foi une occupation qui en vaut bien d'autres.

J.D. 17 novembre 2013

Vercingétorix à Clermont-Ferrand, oeuvre de Bartholdi

Vercingétorix à Clermont-Ferrand, oeuvre de Bartholdi

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