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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 18:23

 

Les Républiques en Italie

(dernière partie)

 

 

Sur le territoire de l'Italie, il y eut de nombreuses Républiques au cours des siècles et pour des raisons multiples :

4 Républiques romaines (voir sur mon blog : « Les Républiques romaines »),

la République bolonaise, la République Cispadane, la République Transpadane, la République Cisalpine, ancêtres de la première République italienne (voir sur mon blog : « Les Républiques italiennes »).

La République Parthénopéenne, la république Subalpine, la République Ligurienne, la République Piémontaise, la République Tibérine, les Républiques d'Alba, d'Amalfi, d'Ancône, de Bergame, de Brescia, de Ferrare, de Florence, de Gênes, de Lucques, de Modène, de Pise, de Saint Marc, de Saint Marin, de Sienne, de Venise.

 

Outre les Républiques déclarées comme telles, à partir de la fin du XIe siècle et jusqu'au début du XIVe, profitant de la guerre entre la Papauté et le Saint Empire Romain Germanique, de nombreuses villes obtinrent pour un temps leur indépendance. Cela correspondait aussi à l'arrivée au pouvoir de la bourgeoisie commerçante et bancaire. Dans ces cités et selon les cas et l'époque, c'est l'assemblée du peuple qui élisait « consuls », « podestats » ou « capitaines du peuples » détenant le pouvoir exécutif. Il est cependant parfois difficile de distinguer la « commune libre » de la « République », sans compter le passage d'un statut à l'autre au fil du temps. Sous cette réserve, parmi ces « communes libres » qui furent un temps indépendantes, citons de manière non exhaustive :

Arezzo (Toscane), Bergame (Lombardie), Bologne (Emilie-Romagne), Brescia (Lombardie), Chiusi (Toscane), Côme (Lombardie), Créma (Lombardie), Crémone (Lombardie), Ferrare (Emilie-Romagne), Fiesole (Toscane), Gubbio (Ombrie), Lucques (Toscane), Mantoue (Lombardie), Milan (Lombardie), Modène (Emilie-Romagne), Padoue (Vénétie), Parme (Emilie-Romagne), Pavie (Lombardie), Pistoia (Toscane), Plaisance (Emilie-Romagne), Prato (Toscane), San Gimignano (Toscane), Sienne (Toscane), Vicence (Vénétie). Cette liste montre que ce phénomène du Moyen-Age concerna l'Italie du Nord ainsi que l'Italie centrale, mais pas l'Italie du sud.

 

La République parthénopéenne: Le roi de Naples Ferdinand IV avait rejoint la seconde coalition contre la France (coalition conduite par le tsar Paul 1er). Ferdinand IV fut vaincu par les troupes françaises en janvier 1799 et la République parthénopéenne fut proclamée à Naples le 21 janvier 1799 par le général Championnet. Cette République englobait tout le territoire continental du royaume de Naples, c'est-à-dire tout le sud de l'Italie. Le roi de Naples s'enfuit à Palerme à bord d'un navire anglais. Une loi du 9 février 1799 divisa cette République en 11 départements, avec Naples pour capitale. Mais les troupes françaises durent abandonner le sud de l'Italie pour seconder le général Moreau attaqué par les Russes dans la plaine du Pô. Les Anglais en profitèrent pour débarquer et rétablir Ferdinand IV sur son trône. Officiellement la République parthénopéenne prit fin le 24 juin 1799, elle aura duré 5 mois et 3 jours.

La République piémontaise: Celle-ci fut créée par Bonaparte le 10 septembre 1798 avec pour capitale Turin. Elle prit fin le 20 juin 1799 suite à l'invasion austro-russe, reprit vie le 20 juin 1800 suite au retour des Français puis devint la République subalpine en 1802.

La République subalpine: Cette République n'eut qu'une brève existence, créée dans le Piémont en 1802, elle fut annexée à la France le 11 septembre 1802 et constitua les départements français suivants : Doire, Marengo, Pô, Sesia, Stura, Tanaro.

La République tibérine: Celle-ci fut proclamée le 4 février 1798 avec Pérouse comme capitale. Son drapeau fut bleu-blanc-rouge comme le drapeau français. Elle fusionna avec la République romaine en 1799.

La République ligurienne: l'ancienne République de Gênes fut transformée en République ligurienne le 14 juin 1797. Cette République fut dirigée par 2 Conseils et un directoire de 5 membres. Ce directoire fut remplacé par un Doge en 1802. Elle conserva le drapeau de l'ancienne République de Gênes (croix de Saint Georges rouge sur fond blanc). Le 4 juin 1805, le territoire de cette République (qui comptait 600.000 habitants) fut directement annexé à la France et constitua les départements des Apennins, de Montenotte et de Gênes. L'ancienne République de Gênes fut rétablie le 28 avril 1814, mais pour peu de temps car son territoire fut donné au royaume de Sardaigne le 28 juin 1814. Après la cuisante défaite de l'armée piémontaise à Novarre le 23 mars 1849 et l'abdication du roi Charles-Albert, les Génois pensèrent retrouver leur indépendance. Apprenant le soulèvement de Gênes, le nouveau roi (Victor-Emmanuel II, fils supposé de Charles-Albert), qualifia les Génois de « vile et infecte race de racailles ». Avec la bénédiction des Autrichiens, il envoya ce qui lui restait de troupes et d'artillerie pour réprimer durement les patriotes génois. Les Autrichiens firent de même avec les patriotes de Venise, Milan etc

La République d'Alba: Alba située dans le Piémont fut érigée en République le 25 avril 1796, jusqu'à l'annexion à la France le 19 avril 1801.

La République d'Amalfi: Amalfi située au sud de Naples fut érigée en République maritime dès l'an 859. Cette République fut dirigée par 2 préfets élus annuellement sur le modèle des consuls romains. Ces préfets prirent le titre de juges puis de doges (ducs) à partir de l'an 958. Le territoire de cette République correspondait grosso modo à ce qui constitue aujourd'hui la côte amalfitaine. Cette République entretint un commerce très prospère avec l'Afrique du Nord, l'empire byzantin et l'Italie. Elle eut sa propre monnaie, son drapeau (croix de malte blanche sur fond bleu) . Elle remporta des victoires sur les Sarrasins en 915 et en 920, mais elle fut attaquée par les Pisans le 4 août 1135. Le roi de Sicile Roger II vint au secours d'Amalfi. Il fut vainqueur de Pise, mais pour prix de son aide, il annexa Amalfi au royaume de Sicile. Malgré sa perte d'indépendance, Amalfi resta une cité maritime encore très prospère. On attribue à Amalfi la création d'un code maritime et l'invention de la boussole au XIIIe siècle. La prospérité de cette cité prit fin à la suite d'une terrible tempête les 24 et 25 novembre 1343 qui détruisit les arsenaux et une partie de la ville.

Les Républiques d'Ancône:

La première République d'Ancône: Ancône sur l'Adriatique devint République maritime au début du XIIe siècle. Elle résista au siège de Lothaire III (Empereur germanique) en 1137, au siège de Frédéric Barberousse en 1167 et au siège de Venise en 1174. Cette République prit fin lorsque son territoire fut annexé aux Etats pontificaux en 1532

La seconde République d'Ancône: Celle-ci fut créée le 19 novembre 1797, puis intégrée à la République romaine le 7 mars 1798 en devenant le département du Métaure. La ville d'Ancône fut prise en 1799 par les armées autrichienne et russe. Napoléon reprit la région en 1805, le département du Métaure fut alors rattaché au royaume d'Italie

La République bergamasque: Après l'invasion de 1796, la France proclama une République bergamasque à Bergame, ville située en Lombardie à une trentaine de kms au nord-est de Milan. Bergame dépendait de la République de Venise depuis 1428. Cette République eut une brève existence puisqu'elle fut d'abord intégrée à la République transpadane, puis à la République cisalpine et enfin au royaume d'Italie.

La République de Brescia: Brescia (en Lombardie) s'était érigée en commune libre vers l'an 1000, avant de tomber sous la coupe de Milan au début du XIIIe siècle , puis de Venise en 1426. Brescia fut érigée en République durant quelques semaines entre mai et juin 1797 avant d'être rattachée à la République Cisalpine puis au royaume d'Italie.

Les Républiques de Ferrare:

La première République: fut constituée du XIIe siècle jusqu'à la fin du XIIIe siècle, date à laquelle Ferrare (en Emilie-Romagne), comme Modène se donnèrent à la Maison d'Este, dont Ferrare devint la capitale jusqu'à ce que la ville soit annexée par les Etats pontificaux en 1598. Les d'Este transférèrent alors leur capitale à Modène.

La seconde République: Comme la République de Bologne, elle fut créée après l'invasion de l'Italie par Bonaparte en 1796, mais n'eut qu'une brève existence puisqu'elle fut rattachée à la République cispadane proclamée le 16 octobre 1796.

Les Républiques de Florence: Il y eut 3 Républiques dans l'histoire de Florence

La première République: Celle-ci fut créée en 1115 après le décès le 24 juillet 1115 de la comtesse Mathilde de Toscane (dite aussi Mathilde de Canossa), et prit fin en 1434, lorsque l'une des puissantes famille de Florence (celle des Médicis) s'empara du pouvoir au temps de Cosme 1er dit Cosme l'Ancien. Cette République marchande fut d'abord dirigée par un Consul assisté de Prieurs issus des corporations. Ville prospère, Florence ne cessa d'étendre son emprise en annexant : Fiesole en 1135, Pistoia en 1301, Volterra en 1361, Arezzo en 1384, Pise en 1406, Sienne en 1555 etc. A partir de 1252, Florence frappa des florins d'or qui devinrent une référence internationale jusqu'à ce que le florin soit détrôné par le ducat vénitien à la fin du XVe siècle. C'est au temps de cette première République que se situe le conflit entre la Papauté et le Saint Empire Romain Germanique. Les Florentins soutinrent les Guelfes (parti du Pape) contre les Gibelins (parti de l'Empereur). Mais les Guelfes se divisèrent eux-mêmes entre les Guelfes blancs et les Guelfes noirs. Le célèbre Dante Alighieri, natif de Florence en 1265 participa à la vie de sa cité dont il fut même Prieur. Mais il prit parti pour les Guelfes blancs qui furent vaincus. Le 10 mars 1302, Dante fut condamné à l'exil perpétuel sous peine d'être brûlé vif, et la maison de sa famille fut détruite. Les Florentins ne tardèrent pas à regretter le départ de l'illustre enfant du pays.

La seconde République: Après la mort de Laurent le Magnifique en 1492, il y eut à Florence un certain flou. Un moine exalté (Jérome Savonarole) en profita pour soulever la population qui chassa les Médicis et instaura en 1494 une République pieuse et austère. Mais Savonarole en fit trop et la population excédée finit par le livrer. Après avoir été torturé, il fut pendu puis brûlé piazza della Signoria le 23 mai 1498. Sur la place, une plaque indique aujourd'hui l'emplacement du bûcher. Cela mit fin à la seconde République et les Médicis reprirent le pouvoir.

La troisième République de Florence: Le 16 mai 1527, le peuple chassa à nouveau les Médicis et proclama une nouvelle République, mais en 1530, Charles Quint vint assiéger la ville, la reprit et rendit le pouvoir aux Médicis.

La République de Gênes: Celle-ci fut créée en 1099 et s'appela d'abord « République de saint Georges ». Elle prit fin en 1797 (voir ci-dessus : « République ligurienne »). On peut distinguer 5 phases dans la vie de cette République : celle des Consuls, puis des Podestats, puis des Capitaines du Peuple, puis des Doges à vie et enfin celles des Doges élus pour 2 ans. C'est Andrea Doria qui donna en 1528, une constitution à Gênes. Le drapeau de Gênes était constitué de la croix de Saint Georges en rouge sur fond blanc. Selon ce qui semblait « une loi naturelle », elle passa son temps à étendre son territoire, en annexant successivement toute la Ligurie, la Corse, des îles aujourd'hui grecques, établissant en outre des comptoirs commerciaux un peu partout et surtout en Mer Noire. Elle entra forcément en conflit avec d'autres Etats eux aussi candidats à étendre leur territoire. La flotte de Gênes fut vainqueur de la flotte de Pise le 6 août 1284, ce qui permit à Gênes d'annexer Livourne et de s'implanter en Sardaigne ainsi qu'en Corse. Contre Venise, la flotte de Gênes remporta des victoires en 1294, 1298 (les Génois firent prisonnier Marco Polo) et en 1374, mais fut finalement vaincue par Venise en 1381. De combats perdus contre la France, Gênes dut céder la Corse en 1768. Notons que c'est un navire génois qui rapporta de Crimée la funeste peste noire en 1348.

La République de Lucques: Après le décès de Mathilde de Toscane le 24 juillet 1115, Lucques devint d'abord une commune libre, puis après une charte de 1160, prit le titre de République, qu'elle conserva jusqu'à l'invasion française de 1799, sauf 2 interruptions dues à des prises de pouvoir par des notables locaux de 1314 à 1372 et autour de 1400. Le pouvoir législatif dans cette République appartint à un « conseil général » d'abord composé de toute la population, puis ensuite de 180 membres élus par la population des quartiers, les 180 membres élisant eux-mêmes un conseil restreint de 36 membres. Le pouvoir exécutif était détenu par un conseil des Anciens de 9 membres dont un « gonfalonier » qui gardait les clés de la cité. Napoléon transforma Lucques et sa région en principauté qu'il donna à sa sœur Elisa.

La République de Modène: Modène s'érigea en République au XIIe siècle et se donna à la maison d'Este à la fin du XIIIe siècle jusqu'à l'invasion de l'Italie par Bonaparte. Voir sur mon blog, la République cispadane sur la fiche « Les Républiques italiennes et leurs ancêtres ».

La République de Pise: Vers la fin du IXe siècle, les Pisans obtinrent leur indépendance et s'érigèrent en République. Celle-ci fut reconnue en 1081 par Henri IV empereur du Saint Empire Romain Germanique qui accorda aux Pisans le droit de nommer leur consul et leur conseil des Anciens. La force de Pise fut dans sa marine et son commerce. Elle s'allia d'abord avec Gênes contre l'occupation musulmane de la Méditerranée. Ainsi le 18 août 1063, la flotte de Pise détruisit la flotte arabe au large de Palerme. Pise participa aux croisades et à diverses expéditions en Sicile, en Espagne... Le butin réalisé durant ces expéditions permit de financer les monuments que l'on voit encore à Pise et d'étendre le territoire de la République par annexion d'Amalfi, des Baléares, d'une partie de la Corse, de la Sardaigne...Mais Pise entra en conflit avec les autres Républiques qui avaient des visées sur les mêmes territoires, spécialement Gênes et Venise. Pise remporta d'abord des victoires mais fut vaincue par Gênes lors d'une bataille navale le 6 août 1284, qui ruina la marine de Pise. Le drapeau de la République de Pise était constitué d'une croix tréflée sur fond rouge. En 1406, Pise passa sous la domination de Florence qui laissa s'ensabler le port de Pise.

La République de Saint Marc: La population de Venise se souleva le 17 mars 1848 contre l'occupant autrichien. Daniele Manin et Niccolo Tommaseo, 2 patriotes que les Autrichiens avaient emprisonnés, furent libérés. Le 22 mars la République de Saint Marc était proclamée . La Direction en fut confiée à Daniele Manin tandis que Niccolo Tommaseo (qui sera plus tard le premier auteur d'un dictionnaire de langue italienne) était ministre dans le nouveau gouvernement. Le vieux maréchal autrichien Radetzky vint assiéger la ville. Venise reçut le renfort du général napolitain Guglielmo Pepe arrivé avec 2000 soldats. Malgré cela et une résistance héroïque, la République de Saint Marc dut capituler le 22 août 1849. Le drapeau de cette République fut vert, blanc, rouge avec le lion de Saint Marc sur le vert.

La République de Saint Marin: Saint Marin est réputé avoir été fondé le 3 septembre de l'an 301 par des chrétiens fuyant les persécutions de Dioclétien. Parmi eux un tailleur de pierres nommé Marinus qui a donné son nom à San Marino. Le code juridique de Saint Marin le plus ancien qui soit conservé date de 1295 et l'actuelle constitution de cette République date du 8 octobre 1600. Tous les 5 ans, la population est appelée à élire « un Grand Conseil Général » de 60 membres qui ,possède le pouvoir législatif tandis qu'un « Congrès d'Etat » composé de 10 ministres dirigés par 2 « capitaines-gérants » détient le pouvoir exécutif. C'est le Grand Conseil qui nomme le Congrès d'Etat. Les 2 Capitaines-Gérants ne sont eux, nommés que pour 6 mois, chaque année le 1er avril et le 1er octobre. Le Grand Conseil nomme également un « Conseil des 12 » qui est une instance juridique.

La République de Sienne: Sienne fut d'abord une « commune libre » qui devint « République » à partie de 1350. Elle fut dirigée par un conseil de 9 membres d'abord auto-proclamés puis ensuite cooptés. Son emblème fut la louve allaitant les jumeaux (comme Rome) . Sienne fut « forcément « en conflit avec Florence. Sienne fut vainqueur en 1260, mais vaincue en 1269... En définitive, Sienne fut annexée par Florence à partir de 1555.

La République de Venise: Pour fuir les invasions lombardes, la population en terre ferme se réfugia sur la lagune à partir de l'an 568. A l'époque, la région dépendait de Byzance ou de Ravenne. La République fut constituée en l'an 697, mais sa première capitale fut en terre ferme à Eraclea (à une trentaine de kms au nord-est de Venise). Ce n'est qu'à partir de l'an 1001 que la capitale de cette République fut transférée à Venise et qu'elle prit le nom de République de Venise.

Les 42 familles principales de Venise constituait le Grand Conseil qui élisait le Doge à vie. Celui-ci avait le pouvoir exécutif tandis que le pouvoir législatif était détenu par le Grand Conseil d'où était issu un Conseil des Dix. 76 doges se sont succédés dans l'histoire de cette République. Elle participa aux croisades ce qui lui permit d'étendre son territoire et de s'enrichir notamment au moment du sac de Byzance lors de la quatrième croisade (1204). Le début du quinzième siècle marque l'apogée de la république de Venise après ses victoires sur Gênes en 1381 puis sur les Turcs en 1416. A ce moment là, Venise comptait 3.000 navires marchands et 300 navires de guerre. Elle contrôlait une grande partie du nord-est de l'actuelle Italie, la côte dalmatienne (côte adriatique de l'ex Yougoslavie), des îles en Méditerranée (Chypre, la Crête...). Mais la prise de Constantinople par les musulmans le 29 mai 1453 et leur percée vers l'ouest (c'est-à-dire en Europe de l'est) marque le début de la régression de Venise. Les Turcs s'emparent de Chypre en 1500, puis de la Crête à partir de 1645. Le dernier bastion défendu par Venise tombe en 1669 etc.

Sur son drapeau : le lion de Saint Marc en jaune sur fond rouge. La République de Venise prit fin avec l'invasion de Bonaparte le 12 mai 1797. Le territoire de Venise fut d'abord attribué à l'Autriche dans le cadre du traité de Campo-Formio (18 octobre 1797) puis Napoléon le reprit et l'annexa à son royaume d'Italie, récupéré par l'Autriche en 1815 après la chute de Napoléon, transformé brièvement en République de Saint Marc (voir ce nom), puis récupéré par le royaume d'Italie après la guerre de la Prusse contre l'Autriche en 1866.

 

Conclusions: Cette énumération des principales Républiques qui existèrent dans l'histoire de l'Italie illustre le morcellement de ce pays durant des siècles, quasiment de la chute de Rome en l'an 476 jusqu'à l'unification en 1861.

Toutes ces souverainetés, qu'elles s'appellent communes, républiques, duchés, royaumes se firent très souvent la guerre, comme se la firent tout autant les Etats-Nations constitués en Europe (Espagne, Angleterre, France etc). En outre le territoire de l'Italie fut un champ de bataille pour les autres pays européens.
Mais dans cette division il y eut au moins un aspect positif : la multiplication des capitales et des souverains ou des souverainetés entraina plus qu'ailleurs la réalisation d'un patrimoine d'une richesse exceptionnelle, chaque souverain voulant avoir son palais, son château etc et faisant appel aux plus grands artistes de chaque temps.
Ce n'est pas l'effet du hasard si la Renaissance est partie d'Italie.
Ce n'est pas l'effet du hasard si l'Italie eut tant d'artistes de talent (peintres sculpteurs, musiciens...)

Ce n'est pas l'effet du hasard si aujourd'hui, l'Italie avec 47 sites inscrits à l'inventaire du patrimoine mondial de l'UNESCO est le pays de la terre qui compte le plus de sites inscrits à cet inventaire.

J.D. 10 juillet 2011

 

 

la tour de Pise, photo Michèle Delisle avril 1990

la tour de Pise, photo Michèle Delisle avril 1990

La palla d'Oro avec la statue de la fortune à la Dogana di Mare à Venise, photo J.D. 12 février 2015

La palla d'Oro avec la statue de la fortune à la Dogana di Mare à Venise, photo J.D. 12 février 2015

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